Europe 1 : La schizophrénie : quelle prise en charge ?

01/11/2018 Olivier DELACROIX : « La schizophrénie : quelle prise en charge ? »

Émission à ré-écouter en cliquant sur le lien :

http://www.europe1.fr/emissions/partageons-nos-experiences-de-vie-avec-olivier-delacroix

Atteint de schizophrénie dès l’âge de 13 ans, Florent est devenu aide-soignant dans l’établissement psychiatrique où il a été hospitalisé. Au micro d’Olivier Delacroix, il veut rappeler, à travers le récit de son parcours, que cette maladie n’est pas irréversible.

Commentaires du Pr Fabrice Berna :

La schizophrénie, « une tempête neuro-biologique »

Les premiers symptômes de la schizophrénie se manifestent généralement pendant l’adolescence. À cette période le cerveau est en pleine maturation, et se trouve dans un moment de fragilité. Des bouleversements dans sa chimie peuvent avoir des conséquences importantes sur la perception du monde extérieur. « Le modèle le plus classique, pour expliquer que des hallucinations apparaissent, est de considérer que, dans certaines régions du cerveau, il y une tempête neuro-biologique », explique au micro d’Olivier Delacroix, sur Europe 1, le professeur Fabrice Berna, responsable du Centre expert schizophrénie de Strasbourg. « Une augmentation des secrétions de dopamine expliquent que des perceptions anormales et des distorsions apparaissent. »

Pas une fatalité

Pour le professeur Fabrice Berna, il est essentiel de tordre le cou aux nombreux préjugés qui entourent cette pathologie mentale. Il tient ainsi à rappeler que la schizophrénie n’est pas irréversible, ni incompatible avec une vie normale. « C’est une maladie qui se soigne, il est important de le préciser. Ce n’est pas une maladie chronique avec laquelle on évolue toute sa vie sans aucun traitement », insiste Fabrice Berna. Les médicaments sont plutôt efficaces en ce qui concerne les symptômes les plus bruyants, c’est-à-dire les hallucinations et les idées bizarres.

« Mais il y a d’autres types de symptômes, plus difficiles à soigner, qui nécessitent d’autres types de thérapeutique : des personnes qui se retirent de la société et qui ont du mal à se motiver, à organiser leur pensée pour mener une action à bien, qui se plaignent aussi de difficultés cognitives », signale notre spécialiste. « Ce pan se traite davantage par des approches de réhabilitation psycho-sociales », soit un accompagnement psychologique plus ou moins lourd et plus ou moins long selon les cas.

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